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Le Conseil général adopte le budget 2004 de la Ville

Accueil plutôt mitigé

Le Conseil général a réservé un accueil mitigé au projet de budget présenté par le Conseil communal. Radicaux et libéraux ont exigé des économies non pas seulement conjoncturelles mais structurelles. A gauche, on s’est refusé à dramatiser et à toucher aux prestations.

Pour le groupe radical, Fabienne Spichiger a rappelé la gravité de la situation: les déficits cumulés de 2003 et 2004 mangent les trois quarts de la fortune communale. Il y a donc urgence à réagir même si l’économie semble repartir. C’est en fait le train de vie de la Ville qu’il s’agit de réduire, à travers des mesures d’économies de nature structurelle.

Droit dans le mur

«Avec un tel budget, nous allons droit dans le mur», a affirmé, pour le groupe libéral, Philippe Ribaux. Les déficits auxquels il faut faire face aujourd’hui résultent de la mauvaise gestion du Conseil communal et de la démission du Conseil général. Et l’élu de s’en prendre à la hausse constante ces dernières années des effectifs du personnel communal. «L’exécutif est en train de perdre le contrôle de la situation», a-t-il ajouté, avant de demander lui aussi des mesures d’assainissement de nature structurelle.

Hausse d’impôts?

Pour Popécosol, les quatre millions de francs perdus suite à la décision du Conseil général de réduire de 4 points le coefficient fiscal dès le 1er janvier 2003 font aujourd’hui cruellement défaut. Dès lors, tant qu’à examiner des mesures d’assainissement, pourquoi ne pas songer à revoir ce coefficient à la hausse, s’interroge Dorothée Ecklin. Son groupe s’oppose «à la stratégie de démolition de l’Etat social et des services publics» défendue par la droite.

Les socialistes, par Nicolas de Weck, se refusent à peindre le diable sur la muraille, d’autant que l’économie semble redécoller. «Ne cédons pas à la panique! Les dépenses sont limitées, le déficit prévu supportable et le cadre financier général maîtrisé». Et tout cela sans que l’on touche aux salaires de la fonction publique… «Nous sommes loin du désastre», a ajouté le porte-parole socialiste, qui s’en est pris à la politique des caisses vides prônée par la droite et au manque de sang-froid des radicaux.

Salaires épargnés

Prenant acte de l’accueil plutôt tiède que le Conseil général réservait au projet de budget du Conseil communal, la directrice des finances a rappelé les intentions de l’exécutif: maintenir l’ensemble des prestations en faveur de la population, ne pas toucher aux salaires des employés communaux et rester dans un cadre financier acceptable en période de crise. Le budget que nous vous présentons est réaliste et tient compte de la baisse des recettes fiscales des personnes morales, a ajouté Françoise Jeanneret, finalement suivie par une large majorité du Parlement.