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Sondage réalisé par l’Observatoire de la cohésion sociale et de la sécurité Enquête sur le sentiment de sécurité ![]() L’Observatoire de la cohésion sociale et de la sécurité de la ville a réalisé un sondage sur la qualité de vie, le sentiment de sécurité et la confiance dans les institutions. Au total, plus de 600 personnes ont répondu au questionnaire. «Si nous n’avons pas eu de grandes surprise concernant les résultats du sondage, nous avons été étonnés du très grand intérêt que notre démarche a suscité. Il semble qu’il y avait une véritable attente de la part de la population à pouvoir s’exprimer sur ces sujets de sécurité » explique Antoine Grandjean, directeur de la police de la ville. Plus de 600 personnes au répondu au questionnaire préparé par l’Observatoire de la cohésion sociale et de la sécurité. Grâce à ce sondage, les autorités de la ville souhaitaient savoir si les gens étaient satisfaits de la qualité de vie à Neuchâtel, de la sécurité, ainsi que de leurs institutions. En sécurité Selon ce sondage, la ville de Neuchâtel est relativement sûre, surtout en journée, puisque près de neuf personnes interrogées sur dix estiment vivre en sécurité dans leur quartier. La population a un peu moins confiance la nuit: à parti de 22 heures, un quart des sondés ne se sent plus en sécurité. Le sentiment d’insécurité varie en fonction des quartiers. Le centre et l’ouest de la ville suscitent plus de craintes que les quartiers nord et est de la ville. Confiance en la police Plus du trois quarts des personnes sondées se disent satisfaites de la police. Les moins de 25 ans expriment un degré de satisfaction moindre à l’égard des forces de l’ordre que les autres classes d’âge. Un quart des jeunes interrogés estiment notamment que la police a des préjugés sur les étrangers et qu’elle est souvent impolie lors de ses interventions. En outre, un jeune sur cinq estime que les forces de l’ordre sont trop présentes, alors que la principale critique émise à l’encontre de la police par les plus de 66 ans est justement son manque de présence ! Lieux peu sûrs Certains lieux de la ville n’inspirent pas confiance: un quart des sondés déclarent ne pas se sentir en sécurité à la gare et dans ses alentours en raison des attroupements de personnes, souvent agressives ou en état d’ébriété que l’on peut y rencontrer. Pour les mêmes raisons, un interviewé sur dix ne se sent pas à l’aise aux alentours des bars et des discothèques. Un peu plus de dix pour cent des personnes interrogées n’ont pas le sentiment d’être en sécurité à proximité des bancomats, et ce en raison d’attroupements de personne qui font parfois le pied de grue devant ces distributeurs de billets et du manque de présence policière dans ces endroits. «Nous allons prendre des mesures pour renforcer le sentiment de sécurité des habitants, en renforçant la présence policière en parallèle à d’autres mesures. L’élimination des tags ainsi que des rues propres contribuent également à lutter contre le sentiment d’insécurité de la population» explique Antoine Grandjean. Améliorations futures «Les résultats de ce sondage vont nous permettre d’améliorer ce qui peut encore l’être afin d’accroître le sentiment de sécurité, et par là-même la qualité de vie à Neuchâtel» indique le directeur de la police de la Ville. Mesures qui passent par la concertation de tous les partenaires de l’Observatoire de la cohésion sociale et de la sécurité. Pour Antoine Grandjean: «Le sentiment d’insécurité est un élément diffus, il n’est pas forcément corrélé à la criminalité. Pour lutter contre, il ne suffit donc pas simplement de renforcer la présence de la police, il faut travailler en réseau avec les autres services de la Ville, comme les services sociaux, par exemple et avec les acteurs de la vie associative.» Légende photo: Daniel Perdrizat, Antoine Grandjean et son adjointe, Nadia Bavaud ont présenté les résultats de l’enquête. |