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Le directeur de la police répond aux critiques des groupes

«Un tout cohérent et bien équilibré»

Quelques élèves dans une classe du collège de Chaumont

Le conseiller communal Antoine Grandjean a patiemment mais fermement démonté les arguments des uns et des autres tout en estimant que le renvoi de cette 3ème étape du plan de stationnement à une commission ad hoc constituait une perte de temps. Toute l’information est là et il s’agit maintenant de décider, a affirmé le directeur de la police. En vain puisque le Conseil général a finalement choisi, à une majorité de deux contre un, de créer une commission de 15 membres qui va se pencher sur les solutions proposées par le Conseil communal en matière de stationnement à Neuchâtel.

Antoine Grandjean a commencé par rappeler une réalité: il y a pénurie de places de stationnement à Neuchâtel, commune centre qui offre 25'000 emplois pour 32'000 habitants. Dès lors, le plan de stationnement se doit de gérer cette pénurie. Comment ? En agissant sur la durée du stationnement. C’est ainsi seulement qu’il sera possible d’offrir davantage de places aux résidents et aux clients des commerces. Le projet présenté constitue un tout cohérent et bien équilibré qui va dans ce sens.

Rien de révolutionnaire

Ce que propose le Conseil communal n’est pas révolutionnaire et se fait déjà ailleurs. Financièrement, la Ville ne gagne rien – ou presque – en rendant le stationnement payant dans le centre-ville élargi puisque le Conseil communal entend proposer en contrepartie l’abolition de la taxe sur les spectacles. Les tarifs pratiqués ne sont de loin pas prohibitifs : une vignette pour résident à 200 frs par an ou 70 cts par jour ouvrable, ce n’est pas cher ! Pas chère non plus la carte journalière à 7 frs (au maximum) pour les personnes en visite chez un résident. Et toujours pas cher le tarif appliqué au centre-ville: un franc l’heure avec 30 minutes offertes, sachant que le parking des Jeunes-Rives demeurera gratuit le week-end.

Pas de gain indu

Pas de gain indu donc pour la Ville ni de fiscalisation du stationnement puisque chacun peut toujours choisir de prendre les transports publics plutôt que la voiture pour se rendre en ville. Et la vignette pour pendulaire dynamique ? Quatre francs par jour pour stationner pendant huit ou dix heures, cela reste bon marché, de surcroît pour des gens qui ne paient pas d’impôts à Neuchâtel, a expliqué Antoine Grandjean.

Quant aux «Park and Ride», ils ne sont pas trop rapprochés du cœur de la cité. Plus ils sont proches du centre, plus la clientèle potentielle est élevée. Et puis, la Ville ne dispose pas de mille possibilités pour leur implantation et l’on ne saurait abandonner aux communes voisines le soin de les créer toutes seules.

Le courage de ses opinions

Avoir le courage de ses opinions, ce n’est pas seulement les affirmer mais les appliquer, a conclu Antoine Grandjean avant de réaffirmer que les mesures prises dans le cadre de cette 3ème étape du plan de stationnement étaient raisonnables et visaient à développer le centre économique de Neuchâtel et non pas à l’étrangler. Et de regretter le renvoi du projet en commission, projet qui va sans doute perdre en cohérence à force de compromis. (pn)

Légende photo: Le crédit de 360'000 francs permettra notamment de rendre le bâtiment conforme aux normes de sécurité électrique et anti-incendie.


Rénovation du collège de Chaumont acceptée

Les conseillers généraux ont accepté à 30 voix contre une, un crédit de 360'000 francs destiné à la rénovation du collège de Chaumont. Les élus se sont étonnés que les travaux coûtent plus du double que les 170'000 francs  inscrits au budget 2006. Ainsi, à l’instar des autres groupes, Jean-Marie Fauché, porte-parole du groupe socialiste déplore «la différence entre ce qui était initialement prévu dans la planification financière et ce qui figure dans la demande de crédit du Conseil communal». Pour Daniel Perdrizat, directeur de la section Jeunesse et Intégration, la mise en conformité de l’électricité du bâtiment et l’installation d’un système de détection anti-incendie ont fait grimper les coûts. A cela s’ajoute encore le renouvellement non-prévu du chauffage en raison d’une panne de l’ancien. (ck)