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Forgeronne? Pas dans le dico!

Dès l’annonce de la troisième édition de la Journée des filles, certaines voix s’empressaient déjà de crier à l’inégalité! Si de jeunes adolescentes pouvaient découvrir des professions peu exercées par des femmes et élargir ainsi leur éventail de plans de carrière, pourquoi cette possibilité n’était-elle pas offerte aux garçons? «Discrimination!» «Différence!» Tels étaient les termes attrapés au vol.

Pourtant, statistiques à l’appui, le problème concerne bien les femmes! Si les hommes peuvent choisir parmi la palette des quelques centaines de métiers existants, les femmes réfrènent trop fréquemment leurs envies professionnelles, obligées – il s’agit bien souvent d’une obligation, et non d’un choix réel - de se détourner durant plusieurs années de leur métier pour élever leurs enfants. Combien d’heures passées à peser le pour et le contre, à se demander où sont les priorités? Enfants, carrière, les deux en même temps et un rythme de vie effréné?

Oui, le problème concerne bien les femmes! Et ceux qui crient à l’inégalité car les garçons n’ont pas eu leur journée exigeront-ils, lorsque les salaires féminins augmenteront de 25% pour être à niveau de ceux de leurs collègues masculins, qu’on élève aussi les salaires masculins par souci de parité? Au fait: d’après l’OFS, l’égalité des salaires entre hommes et femmes devrait être atteinte en 2047…

Si les mentalités évoluent, le chemin qui mène à une répartition égale des métiers entre les sexes est encore long. Quelques jeunes filles se voient déjà chirurgiennes ou ingénieures, alors que bon nombre ne peuvent même pas envisager exercer un jour un «métier d’hommes». La faute à qui? Combien de téléfilms mettent en scène une famille dont le père part au travail le matin, tandis que la mère reste cantonnée dans sa cuisine. C’est tout un mode de vie et de penser qui est à réformer! Alors, vivement l’expression: «C’est en forgeant qu’on devient forgeronne»!

Virginie Giroud