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HEBDOMADAIRE OFFICIEL D'INFORMATION
Eligibilité des employés communaux au conseil general Entre «diktat» et droits fondamentaux Un véritable débat politique sur l’extension des droits populaires! C’est ce à quoi s’est livré le Conseil général lundi soir, séance durant laquelle les élus de gauche et de droite ont clairement signifié leurs divergences. Résultat: la motion socialiste visant à permettre aux employés communaux de siéger au Conseil général a été amendée, puis adoptée. Les fonctionnaires de la Ville feront peut-être un jour leur entrée sur la scène politique communale! «Continuer d’accepter que les fonctionnaires de la Ville soient réglementairement considérés comme des moitiés de citoyens n’est plus tolérable.» Tel était le ton de la motion socialiste visant à permettre aux employés de l’administration communale de siéger au Conseil général, «comme le permet désormais la Constitution neuchâteloise». Au terme d’une discussion qui a échauffé les rangs du Législatif, la motion socialiste, modifiée par deux amendements de la droite, a finalement été acceptée par 20 voix contre 14. «Pas de mélange des genres» «Dans une petite ville où l’ensemble des fonctionnaires est proche du collège gouvernemental, l’incompatibilité de fonction n’est pas négligeable», a commenté Pierre Aubert pour le groupe libéral. Celui-ci s’est donc opposé à la motion socialiste. En cas d’acceptation, il a proposé un amendement – accepté par 25 voix contre 2 - visant à créer une commission spéciale chargée d’établir des propositions, notamment une liste des incompatibilités de fonction. «La volonté des ‘motionnaires’ est un diktat, du véritable clientélisme!», s’est exclamé Pascal Sandoz pour le groupe radical. «Un employé communal constitue le prolongement de l’autorité exécutive. Pour le Législatif, il est de l’autre côté de la barrière» et ne doit pas être élu au Conseil général. Les radicaux, qui ne «veulent pas d’un mélange des genres», se sont majoritairement opposés à la motion socialiste. Daniel Domjan y a apporté un amendement – accepté par 19 voix contre 15 - demandant d’étudier les incidences de ces nouveaux droits politiques sur le fonctionnement du Conseil général et de l’administration communale. «Citoyens de seconde zone» Selon popécosol, représenté par Dorothée Ecklin, il semble opportun que le Conseil communal traite rapidement de ce dossier, en vue des élections de juin 2004: «Notre objectif est d’élargir les droits politiques, comme nous cherchons à le faire avec les étrangers.» Le groupe a donc accepté la motion. Quant à Philippe Loup, pour les socialistes, il a regretté que «les deux groupes bourgeois ne cessent d’affirmer leur opposition à l’élargissement des droits populaires» et qu’ils relèguent le personnel communal au rang de «citoyens de seconde zone». Finalement, Antoine Grandjean, président de la Ville, a accepté la motion socialiste au nom du Conseil communal, ainsi que son renvoi en commission, tout en émettant des réserves sur la position finale de l’Exécutif. (vg) |