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Les marionnettes débarquent! Le canton de Neuchâtel va vivre au rythme de la 10e Semaine internationale de la marionnette, dès vendredi et jusqu’au 23 novembre: des histoires de Guignol, de Carmen et d’Hitler, des histoires d’images et de cinéma. En ville, la maison du Concert, les théâtres du Passage, du Pommier et de La Poudrière lèvent leur rideau sur un monde absurde, imaginaire…
Venues des quatre coins d’Europe, 21 compagnies de renommée internationale sont au rendez-vous du festival de marionnettes. Elles proposent 22 spectacles et, au total, 44 représentations dans différentes salles du canton. A nouveau, il s’agit d’offrir au public le meilleur d’un théâtre en marge des conventions: un théâtre qui mêle les objets, les images, la vidéo, les marionnettes, à fil ou à gaine; un théâtre destiné aux enfants mais aussi et surtout aux adultes. Guignol et Hitler De grandes pointures sont de retour à Neuchâtel: le Stuffed Puppet Theater (Pays-Bas), qui s’intéresse cette année à Hitler; le Theater Meschugge (Allemagne) et son beau «Voyage d’Hiver»; Guignol, l’ami des enfants, l’ennemi des puissants (Théâtre Chignolo, France); les Ateliers du Spectacle (France) qui, avec «A Distance», proposent une pièce hors norme; le groupe russe Akhe (Saint-Pétersbourg), qui travaille actuellement à Neuchâtel pour offrir au public sa nouvelle création, «Mister Karmen», une co-production du festival. D’autres sont à découvrir: le Théâtre Vagabu (Bâle) et son «Kratochvil», personnage tiré d’une bande dessinée; le Théâtre de la Mezzanine (France) qui raconte la légende d’un siècle… sur un vélodrome; ou la Compagnie de la Valise (France), en voyage poétique sur une nouvelle de Joël Jouanneau. Une dixième, déjà Dix éditions du festival de marionnettes: déjà ! Initié par le Théâtre de la Poudrière installé à Neuchâtel, le Centre culturel neuchâtelois et le Théâtre populaire romand, ce festival a pris son envol en 1985. Au départ, une envie: celle de faire connaître un théâtre qui bouscule les références. Qu’elle soit bout de chiffon ou belle poupée, objet trouvé ou fabriqué, tas de cailloux ou vision projetée, la «marionnette» a ceci pour elle qu’elle peut tout faire. Parler, pleurer, rire, s’envoler, naître, disparaître, mourir. Sa présence sur scène permet toutes les transgressions mais aussi la poésie, l’humour, l’absurde, l’imaginaire… et qui sait, cette année, la Lune! «Je savais qu’un jour, je tomberais sur la marionnette. Les objets produisent des images et les objets animés sont ce qu’on appelle marionnette. Qu’y a-t-il de plus inique sur scène que quelque chose qui est mort et qui reprend vie? Forcément, on en vient aux marionnettes. Je savais qu’il y a là, dans les périphéries du théâtre conventionnel, un secret», confie Andrea Novicov, metteur en scène de la compagnie Angledange (Lausanne) et qui, avec «La Maison de Bernarda Alba», a choisi pour la première fois de muer ses comédiens en marionnettes humaines. Courts-métrages Plus spécialement axée sur les relations entre le cinéma et le théâtre, cette 10e édition du festival propose encore la projection de deux courts-métrages réalisés par un marionnettiste et d’un film («Tambours sur la Digue», du Théâtre du Soleil, Paris). Et en collaboration avec Passion Cinéma, uncycle de films d’animation, intitulé «Image par Image», à découvrir jusqu’au 18 novembre. Programme détaillé sous la rubrique Agenda. Renseignements et réservations au tél. 032 / 724 65 19. Site internet www.marioweb.ch . |