En février 2004, la population a majoritairement rejeté le contre-projet Avanti et a ainsi manifesté son soutien à une politique des transports ménageant l’environnement. Au début de ce mois, le Conseil fédéral a communiqué sa décision de créer un fonds destiné à financer des infrastructures pour désengorger, enfin, le trafic d’agglomération. Ce fonds sera doté d’un capital de 20 milliards de francs, dont 14 milliards seront destinés à l’achèvement du réseau des routes nationales et à son fonctionnement. Le Conseil communal salue les objectifs de principe du Conseil fédéral car un réseau efficace de trafic d’agglomération ne pourra se développer sans l’aide financière de la Confédération alors qu’un tel réseau est indispensable aux développements économique et social des agglomérations et de leurs centres. Cependant, nous regrettons que le Conseil fédéral ait principalement mis l’accent sur le transport individuel motorisé, en n’attribuant que 6 milliards à la modernisation des infrastructures de transport public, à l’entretien de celles sises dans les régions périphériques et à la promotion de la mobilité douce. La ligne politique du Conseil fédéral ne rejoint en effet pas celle du Conseil communal qui privilégie, dans son programme de législature 2006-2009, le transfert de la route vers les transports publics par le soutien au plan directeur des transports publics initié par le processus RUN, par l’élaboration d’un plan directeur de la mobilité douce, par celle d’un plan de mobilité professionnelle à l’interne de l’administration communale et également par la présentation, au Conseil général, en janvier prochain, de la 3ème étape du plan de stationnement.
Valérie Garbani
Directrice des transports