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Interview de Sandrine Viglino Une Valaisanne dans la Revue ![]() Musicienne, humoriste et comédienne, la Valaisanne Sandrine Viglino est bien connue des auditeurs romands, puisqu’elle participe aux émissions des «Dicodeurs» et de «La Soupe» sur les ondes de la Radio suisse romande. L’artiste protéiforme se produira avec l’équipe de la Revue de Cuche et Barbezat, dont la première aura lieu le 1er décembre prochain au Théâtre du Passage. Rencontre entre deux répétitions. Vous allez jouer dans la revue de Cuche et Barbezat, quel sera votre rôle ? J’aurai un double rôle de musicienne et de comédienne. J’accompagnerai certaines chansons live et je jouerai divers rôles, tels qu’une téléphoniste de la Chaîne du bonheur, une Africaine en balade au Locle avec un Chinois et un Arabe ou encore la femme de Moritz Leuenberger. Quelles sont les particularités de cette revue ? La revue, c’est avant tout un esprit de troupe de théâtre : Cuche et Barbezat s’entourent de comédiens qu’ils aiment bien. Le spectacle de cette année est l’œuvre de la même équipe qu’il y a deux ans. Laurent Flutsch et Frédéric Recrosio, de l’émission «La soupe», ont écrit la plupart des sketchs, avec Cuche et Barbezat, évidemment. La Revue traite de l’actualité romande dans son ensemble. Elle présente bien quelques sketchs neuchâtelois, qui même si, comme moi, on n’est pas du canton, font quand même rire ! Comment en êtes-vous venue à travailler avec le duo comique neuchâtelois ? Ça fait 10 ans que je tourne avec Yann Lambiel, qui avait participé à la première Revue de Cuche et Barbezat, au Passage. J’ai donc rencontré les deux Neuchâtelois par le biais de Yann. Par ailleurs, j’ai la chance de faire partie de l’équipe des «Dicodeurs» et de «La Soupe», ce qui permet aux humoristes romands de se rencontrer régulièrement.
Vous êtes à la fois humoriste, comédienne et musicienne. Est-ce que, parmi ces trois disciplines, il y a en a une que vous préférez ? J’ai commencé ma carrière sur les planches en accompagnant Yann Lambiel au piano. Auparavant, j’ai fait beaucoup de musique, du funk et de la variété française notamment, que je jouais dans les bals, dans lesquels j’ai appris plein de choses sur mon métier actuel. J’ai également suivi une école de musique aux Etats-Unis. Mais aujourd’hui, je n’envisage plus l’une de ces disciplines sans l’autre, tant elles font partie de ma personnalité. En favorisant l’une plutôt que l’autre, je risque de m’ennuyer. Cela fait maintenant bientôt 10 ans que vous montez sur les planches. Est-ce que vous avez encore le trac ? Le trac ? Oui, j’ai l’impression que je prends de plus en plus conscience de ce que je vais faire. Mais j’aurais peur de ne pas l’avoir. J’ai l’impression d’avoir une sorte de trac de concentration qui me permet de me dire que je vais être dans le coup. Je ne panique pas, contrairement à Brel, par exemple (rires !). Vous avez tourné dans toute la Suisse romande avec vos spectacles. En quoi le public neuchâtelois se distingue-t-il des autres ? C’est difficile à dire. J’ai tourné dans beaucoup de cantons de Suisse romande avec l’équipe des «Dicodeurs», ce qui permet de dire que le public neuchâtelois est très sympa. Peut-être est-il un peu plus réservé au début des représentations.
Avant de travailler avec Cuche et Barbezat, vous étiez au courant des antagonismes entre le haut et le bas du canton de Neuchâtel ? Franchement, non. J’ai eu la preuve de ces différences haut/bas quand je suis venue à Neuchâtel dans la «peuffe»! En ce qui concerne les gens, je n’ai pas encore pu l’expérimenter, mais on sent d’où les gens viennent dans notre spectacle en fonction de leur réaction à certaines blagues. Est-ce la même chose en Valais ? Oui, sauf que nous, on ne comprend pas ce que disent les Hauts-Valaisans. Il y a également des différences politiques entre Haut et Bas-Valais. Neuchâtel, pour vous c’est… ? Neuchâtel, pour moi, c’est une chouette ville au bord du lac, où ça bouge bien. J’ai déjà goûté à ses charmes lors de l’Expo 02, où j’étais venue avec l’équipe de «La soupe». Je trouve les Neuchâtelois très chaleureux. Quels sont vos projets pour la suite ? En février prochain, je vais jouer, en Valais, dans un spectacle qui s’appelle «Sion 2006 quand même» avec quasiment la même équipe que la Revue. Dans le cadre de ces festivités, un spectacle humoristique, «La cérémonie d’ouverture» sera donné tous les soirs à Fully, du 10 au 26 février. Un «village olympique», avec bars et restaurants, permettra aux gens de suivre les compétitions de Turin, en journée. Christophe Kaempf Légende photo: «J’aurais peur de ne pas avoir le trac avant de monter sur scène.» |