| Infos générales |
| Diese Woche |
| Archives 2006 |
| Archives 2003-2005 |
| Leitartikel |
| Titelseite |
| Artikel |
| Kultur |
| Offizielle Mitteilungen |
| Agenda |
| Stellenangebot |
24 heures / 24
réponses par thèmes de la vie courante
vous situer à Neuchâtel
le journal en ligne
HEBDOMADAIRE OFFICIEL D'INFORMATION
Association Job Service Partenariat avec le Burkina Faso ![]() Directeur de Job Service depuis 1995, Michel Roulin a co-fondé cette structure en 1988 afin d’aider les jeunes en difficulté à s’insérer sur le marché du travail. En 2002, il a créé, avec le soutien de la Ville, de l’Etat et du SECO, le Village d’artisans, qui permet à des jeunes de se former à différents métiers telle que la ferronnerie d’art, par exemple. Comment vous est venue l’idée de travailler en partenariat avec Zod-Neeré ? Michel Roulin: Ça, c’est les mystères de la vie (rires) ! Je viens de terminer une formation en hautes études à Strasbourg, où un prof m’a parlé de Zod-Neeré. Il voyait des similitudes entre le Village d’artisans de Neuchâtel, sujet de mon travail de diplôme et les actions menées par l’association burkinabée. Comment va se dérouler la collaboration avec Zod-Neeré ? Dans un premier temps, nous souhaitons accueillir, pendant un mois, deux formateurs du centre de Sabou, au Burkina Faso, afin d’échanger des connaissances et des compétences et de leur faire découvrir notre manière de travailler. Nous souhaitons que ces personnes soient hébergées dans des familles de la région, car nous sommes particulièrement attachés aux aspects solidaires et communautaires de l’accueil. Actuellement, nous en sommes encore à la recherche de fonds pour permettre la mise sur pied de cette première phase de collaboration. Est-ce que des jeunes en formation dans le Village d’artisans vont faire le voyage au Burkina ? Oui, j’aimerais que ça puisse se faire, comme lors de nos échanges européens: à l’époque, des jeunes en situation difficile étaient partis à l’étranger se confronter à d’autres jeunes vivant des situations analogues. L’expérience s’était révélée des plus positives: les jeunes s’étaient rendu compte qu’ils n’étaient pas les seuls à être confrontés aux difficultés de la vie, ils avaient repris confiance en eux. Nous avons organisé une soirée de soutien, qui, même si elle n’a pas rencontré le succès escompté, va déjà nous permettre de récolter quelques fonds. Des entreprises nous soutiennent également.
Qu’est-ce que vous pensez pouvoir apporter à vos partenaires africains ? Je vois notre collaboration comme un échange. On peut apporter une certaine ouverture, on peut faire profiter Zod-Neeré des 17 ans d’expérience de Job Service et des 3 ans d’expérience du Village d’artisans. Nous pouvons également lui fournir des réponses techniques, pratiques et logistiques. Nous pouvons aussi servir de relais pour répondre à certaines nécessités. Et qu’est-ce qu’ils peuvent vous apporter ? En Suisse, on a des idées assez carrées sur la manière de travailler. Je pense que c’est une expérience enrichissante de voir des gens qui rencontrent d’autres problèmes, qui ont d’autres préoccupations, comme celle de savoir comment trouver de quoi se nourrir, par exemple. C’est intéressant de se confronter à d’autres réalités, de voir qu’ailleurs, comme chez nous, il y a des jeunes qui vivent des difficultés et qui arrivent à s’en sortir. Ces échanges avec Zod-Neeré permettront à nos jeunes de reprendre confiance en eux, de voir d’autres gens confrontés à des difficultés. Zod-Neeré, tout comme Job Service, s’occupe de la formation et de l’insertion professionnelle des jeunes. Est-ce à dire que, malgré la distance, on rencontre des jeunes présentant les mêmes difficultés ? C’est difficile à dire, honnêtement, je ne connais pas vraiment la situation au Burkina. Je crois savoir qu’ils n’ont pas de problème au niveau de la formation, mais au niveau du passage dans la vie active. On travaille donc tous deux dans la transition entre la formation et le monde du travail.
Quelque part, on vit la même chose qu’au Burkina, alors qu’on est le deuxième ou troisième pays le plus riche de la planète. Il y a quand même un problème quelque part. On travaille tous à la charnière entre la formation et la vie professionnelle. Ici, en Suisse, on a un relais avec les entreprises, ce qui, à ma connaissance, n’est pas le cas de nos homologues burkinabés. Ces relations nous permettent de trouver des formations pour les jeunes. Comment allez-vous financer ce partenariat ? Dans un premier temps, on a fait appel à notre réseau relativement proche et on a organisé une soirée de soutien le samedi 5 novembre. Malheureusement, elle n’a pas rencontré le succès que l’on espérait, mais 25 personnes feront tous de même le déplacement et on devrait bientôt avoir assez d’argent pour financer la première étape de notre collaboration avec Zod-Neeré (accueillir deux formateurs burkinabés au Village d’artisans pendant un mois, ndlr). Mais on doit encore élargir notre réseau, et dans un second temps, on souhaiterait que Zod-Neeré s’investisse aussi dans la récolte de fonds. On pense également mettre sur pied une visite du Village d’artisans couplée à une exposition des sculptures de Lassane Kiemtoré, le fondateur de Zod-Neeré, afin de récolter des fonds. Christophe Kaempf Légende photo: «C’est intéressant de se confronter à d’autres réalités, de voir qu’ailleurs, comme chez nous, il y a des jeunes qui vivent des difficultés et qui arrivent à s’en sortir.» |