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Forger l’avenir Des places de stage pour des jeunes qui éprouvent des difficultés à s’insérer dans le monde du travail! Voilà ce qu’offre le «Village d’Artisans», inauguré mercredi dernier en présence des autorités politiques. Installé dans l’ancienne Brasserie Muller, ce projet est «unique en Suisse»! Il permet la rencontre entre stagiaires et artisans de tous horizons, tels qu’un ferronnier d’art, un serrurier (photo) ou encore un décorateur de théâtre.
«Ce lieu doit permettre à des jeunes rencontrant des difficultés d’insertion socio-professionnelle de faire la transition entre l’univers scolaire et le monde du travail.» Telles sont les paroles que Michel Roulin, directeur de Job Service, a prononcées mercredi dernier à l’occasion de l’inauguration du «Village d’Artisans». Projet novateur né dans le complexe de l’ancienne Brasserie Muller et soutenu financièrement par l’EPER (Entraide protestante), l’Etat, la Confédération, la Loterie romande et la Ville de Neuchâtel, cet espace offre des opportunités de stages rémunérés à des jeunes de 15 à 30 ans qui ressentent le besoin d’expérimenter le marché du travail dans un lieu où l’encadrement et l’accompagnement sont garantis. Demi-douzaine d’artisans Peinture, restauration de bâtiments, vente, location et réparation de matériel de sonorisation, décoration de théâtre, travail administratif, serrurerie et ferronnerie d’art sont les diverses activités qui constituent l’identité du village. «Les artisans ont été retenus pour leur professionnalisme, leur aptitude à suivre et à former des jeunes, et enfin leur adhésion à la philosophie du projet», explique Michel Roulin. L’espace tant pédagogique que professionnel a été salué par les autorités politiques à l’occasion de son inauguration. «Ce village constitue un pas de plus dans la lutte contre le chômage», a déclaré Tony Erb, chef des mesures du marché du travail au SECO. Michel Roulin n’a pas manqué de souligner un «constat clair»: «Les difficultés d’insertion des jeunes ont nettement augmenté ces dernières années et bon nombre d’apprentis abandonnent leur formation en cours de route». Des emplois accessibles «Ce projet est unique en Suisse et d’autres régions telles que Zurich le suivent de près!» a expliqué Eric Augsburger, conseiller communal et directeur des services sociaux. «Il a germé durant de nombreux mois au sein d’un groupe de travail dirigé par l’EPER, avec le concours de Job Service.» Quant au conseiller d’Etat Bernard Soguel, chef du département de l’Economie publique, il a précisé que «dans un contexte économique mauvais où la reprise n’est pas à l’ordre du jour, on ne peut pas accepter de voir l’emploi devenir inaccessible aux jeunes». Le village contribue donc à rendre le monde «un peu plus beau, un peu plus généreux et un peu plus ouvert», comme l’a dit avec émotion Jean de Haas, membre de l’EPER, de retour d’Arménie où il a participé à la mise sur pied d’un projet semblable. Journal du village Acheté par la Ville de Neuchâtel il y a dix ans, le site était destiné à accueillir une entreprise dans le cadre de la promotion économique. Finalement, un projet beaucoup plus «cohérent» a vu le jour grâce au crédit de 1,02 million de francs voté par le Conseil général en novembre dernier pour l’assainissement des locaux. Depuis cet été, les jeunes ont peuplé le village, qui offre une quarantaine de places de stages par an. Et comme dans toute communauté qui se respecte, le village d’artisans a son journal, créé par deux jeunes stagiaires! (vg) |