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HEBDOMADAIRE OFFICIEL D'INFORMATION
Le conseil general se penche sur l’accueil parascolaire Développer les centres de vie Elargir les prestations d’accueil parascolaire afin d’aider les familles à concilier impératifs professionnels et vie familiale: tel est en substance l’objectif du Conseil communal dans son rapport au Conseil général. L’Exécutif entend d’une part étendre au matin les horaires d’ouverture des centres de vie les plus fréquentés, et d’autre part réglementer les tarifs, qui seraient proportionnels à la capacité financière des parents. Aperçu des incidences positives du développement de ce secteur. «La crèche est rentable, c’est son absence qui coûte!» Dans son rapport au Conseil général, le Conseil communal met l’accent sur une étude qui démontre que chaque franc investi par la collectivité publique dans l’accueil parascolaire ou de la petite enfance lui en rapporte 3 en moyenne. Pour Neuchâtel, le bénéfice serait même de 3 francs et 62 centimes! D’où la nécessité d’élargir horaires et prestations des six centres de vie qui accueillent les enfants scolarisés de l’ensemble du territoire communal. Encadrement avant et après l’école A la fin des années 90, le Conseil communal s’est fixé comme objectif d’offrir aux élèves «un accueil aux quatre coins de la ville entre 11h et 14h, avec un service de repas, ainsi qu’un accompagnement sur le chemin de l’école». Dès sa création, ce secteur d’activité a été placé sous la responsabilité de l’Office du travail. En mars 2002, l’objectif a été atteint: aujourd’hui, l’accueil parascolaire s’articule au travers de six centres de vie pour écoliers, d’une capacité d’accueil variable de 15 à 45 places. «Le Point des écoliers» (La Coudre), «Le Mikado» (Les Acacias), «Le Serpentin» (Les Valangines), «Le Cerf-Volant» (Serrières), «La Chaumière» (Centre-Ville) et «Le Carambole» (La Maladière) reçoivent 227 enfants entre 10h et 14h les jours d’école. Seul «Le Point des écoliers» est ouvert de 6h45 à 19h et offre une prise en charge de l’élève avant et après l’école. Prévenir la délinquance juvénile Les centres de vie pour écoliers accueillent aujourd’hui 15% de la population scolarisée des écoles enfantine et primaire. Ils jouent un rôle primordial en matière de prévention et de dépistage des troubles du comportement de certains enfants: les situations rencontrées vont de la carence alimentaire de peu de gravité jusqu’au cas de violence régulière exercée sur un enfant. De plus, le Conseil communal est persuadé que «face aux problèmes croissants liés à la délinquance juvénile, les centres de vie pour écoliers ont un rôle préventif majeur à jouer pour offrir un encadrement stable à certains enfants, en dehors des périodes scolaires». Impact sur le marché de l’emploi Une offre adéquate en matière d’accueil de la petite enfance (crèches) et d’accueil parascolaire permettrait d’améliorer sensiblement les conditions-cadres du marché de l’emploi: «En investissant dans ce secteur, une collectivité publique mène de front une politique familiale adaptée aux enjeux sociaux de notre société et une politique économique favorisant les conditions d’accès ou de maintien au marché local et régional de l’emploi», explique le Conseil communal. Aide financière de la Confédération Actuellement en ville de Neuchâtel, seul le «Point des écoliers» est ouvert à la journée complète, tandis que les besoins en matière d’accueil avant et après l’école se font sentir. Si l’accueil le matin doit être considéré comme prioritaire, une attention particulière doit également être portée sur «l’après école». La nouvelle loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extra-familial, entrée en vigueur en février 2003, prévoit l’octroi de subsides par la Confédération en cas de création de structures d’accueil ou d’extension des prestations offertes par celles déjà mises sur pied. Le Conseil communal escompte recevoir une somme d’environ 25'000 francs afin d’élargir au matin les horaires d’ouverture des centres de vie de Serrières, de la Maladière et des Valangines. Cette nouvelle étape devrait être achevée d’ici à la rentrée scolaire de Pâques 2004. A plus long terme et en fonction des moyens financiers de la ville, il s’agira d’abord d’offrir un accueil partout le matin, puis de mettre en place l’accueil d’enfants après l’école. Tarifs sociaux Le Conseil communal demande à l’autorité législative d’accepter un arrêté qui fixe une réglementation sociale des tarifs, proportionnels à la capacité financière des parents: «Il paraît nécessaire de revoir notre politique tarifaire en appliquant un barème progressif se rapprochant le plus possible du prix coûtant pour les parents dont le revenu imposable dépasse 126'000 francs (réd: le prix coûtant pour une journée d’accueil s’élève environ à 53 francs par enfant).» Ainsi, les familles dont le revenu imposable ne dépasse pas 36'000 francs se verront appliquer un tarif n’excédant pas le 30% du prix coûtant (environ 16 francs par jour et par enfant placé du matin jusqu’en fin d’après-midi). En cas de placement simultané d’enfants d’une même famille, l’arrêté prévoit une réduction de 20% pour le second enfant, respectivement 40% pour le troisième et les suivants. En plus de l’adoption de l’arrêté, le Conseil communal demande au Législatif de classer une motion socialiste qui vise à une harmonisation des horaires des écoles enfantine et primaire. (vg) |