Nos rythmes cardiaques battent la chamade à chaque annonce des déficits des collectivités publiques, mais aussi, pour certains, à la vue de ces perles de la société de consommation que sont les voitures exposées au Salon de l’Auto. Pour éviter l’infarctus, un médicament: évadons-nous de notre société consumériste, oublions la morosité ambiante pour une visite de l’Exposition «Peinture Peinture» au Musée d’Art et d’Histoire. Francis Samuel Jeunet aime l’Art et les artistes. Sa passion est telle qu’il aspire au partage du coup de foudre qui l’a saisi il y a 30 ans. Il a acquis et continue d’acquérir des œuvres sans aucune velléité spéculative. Puis, sans exiger de contre-prestation, gratuitement, il les cède toutes au Musée. Pour nous les offrir, pour que chacun d’entre nous, du retraité au professeur, de l’ouvrier à l’universitaire, de l’étudiant à la personne sans emploi, de la maman à la grand-maman, puisse s’enrichir, au sens figuré, à la découverte de ces toiles contemporaines. En cette période difficile, aucun secteur ne doit être tabou en matière d’économies. La culture ne doit néanmoins pas automatiquement être La Victime Expiatoire désignée de la guillotine budgétaire. L’Art, la Culture, ne sont pas des biens de consommation. Refusons ainsi de les doter de codes barres en chiffrant leur valeur en termes comptables. Suivons plutôt l’exemple du mécène Francis Samuel Jeunet. Partageons notre plaisir en multipliant les partenariats public-privé pour maintenir l’Art et la Culture vivants et accessibles à tous ! Merci Monsieur Jeunet !
Valérie Garbani
Directrice des affaires culturelles