La situation financière de la Ville est-elle inquiétante ? Nos finances sont affectées par la situation économique, répond clairement la conseillère communale Françoise Jeanneret. La directrice des finances fait cependant remarquer que le déficit prévu pour 2004 n’atteint même pas un pour-cent des charges grâce aux gros efforts entrepris. Il reste donc contenu dans des limites acceptables. Françoise Jeanneret tient à faire remarquer l’effort considérable d’économie entrepris notamment au niveau du groupe « biens, services et marchandises ». Ce groupe totalise, pour l’administration, 50,256 millions de francs de dépenses, soit 113'000 francs ou 0,2% de moins qu’en 2003.
Projets différés
Pour arriver à ce résultat, il a cependant fallu différer la plupart des projets de développement de prestations prévus. Exemple : l’extension souhaitée des horaires de prise en charge des structures d’accueil pour les enfants scolarisés ne se fera pas en 2004. A remarquer toutefois que ces structures ont été remarquablement développées ces deux dernières années dans tous les quartiers de la ville. Le Conseil communal n’a pratiquement intégré aucune demande avancée par les services, à l’exception de ce qui était légal et incontournable. Il s’est en effet concentré sur le maintien des prestations développées ces dernières années, en matière sociale et culturelle notamment.
Personnel pas touché
Les salaires ne seront pas touchés. Le traitement de chaque employé sera adapté au renchérissement et augmenté selon les paliers prévus par le règlement. Le Conseil communal n’a pas souhaité réduire le pouvoir d’achat du personnel de l’administration en période économiquement difficile. Ce serait donner un signe très négatif, estime Françoise Jeanneret. L’exécutif a également voulu préserver la motivation des employés communaux qui pourraient voir leur charge de travail augmenter. L’une des mesures d’économie prises avec effet immédiat stipule en effet qu’un employé qui quitte sa fonction n’est en principe pas remplacé avant six mois.
Coefficient fiscal inchangé
Le coefficient fiscal qui est passé de 94% à 90% le 1er janvier dernier ne sera pas revu à la hausse. Le Conseil communal veut d’abord recourir aux réserves constituées durant les années fastes. La directrice des finances nourrit un optimisme prudent quant à l’avenir. Des signes encourageants laissent entrevoir depuis quelques mois les premiers frémissements de la reprise économique. Si toutefois la crise devait se prolonger en 2004, il faudrait bien alors se poser la question d’une adaptation des recettes, conclut Françoise Jeanneret non sans rappeler que la Ville continuera d’investir l’an prochain.