Infos générales
Diese Woche
Archives 2006
Archives 2003-2005
Leitartikel
Titelseite
Artikel
Kultur
Offizielle Mitteilungen
Agenda
Stellenangebot
Suche!

L'administration

24 heures / 24

Question administrative ?

réponses par thèmes de la vie courante

Carte interactive

vous situer à Neuchâtel

"Vivre la Ville"

le journal en ligne

HEBDOMADAIRE OFFICIEL D'INFORMATION


Interview de la semaine

«Je ne veux pas que les jeunes se disent: ‘le 1er août, c’est ringard, on n’y va pas’!»

Daniel BrodtIl y a deux ans, Daniel Brodt héritait de la présidence de l’Association des sociétés de la ville de Neuchâtel. Une association qui dénombre 101 membres, parmi lesquels des fanfares, des clubs de sport et de loisirs en tout genre. Responsable de l’organisation du 1er Mars et du 1er Août, l’Association cherche désormais à dynamiser ces festivités: et le jeune président ne manque pas d’idées! Il raconte pourquoi solennités et jeunesse ne sont pas incompatibles, et comment la diversité des sociétés locales contribue à une qualité de vie réelle en ville de Neuchâtel.

Quelles sont vos idées pour dynamiser les fêtes du 1er Mars et du 1er Août?

Daniel Brodt: Le 1er Mars est une manifestation très solennelle. Elle ne se prête pas vraiment à être dynamisée! Depuis l’année dernière, nous avons pourtant modifié certains aspects de convenance. Auparavant, après la partie officielle, les élus se retiraient. Ce que je trouvais assez malheureux. L’Association a donc décidé que toute la manifestation se passerait dehors, au port de Neuchâtel. De façon à ce que peuple et autorités se mélangent!

Et le 1er Août: il prend un coup de jeune?

Effectivement! Nous avons modifié l’environnement de la manifestation. En 2003 déjà, la façade du collège latin a été décorée, les arbres ont été illuminés et nous avons remplacé le traditionnel orchestre par un Disc Jockey. Enfin, avec l’aide des services de la Ville, nous avons décoré les quais avec des bûches finlandaises.    

Des surprises pour le 1er août 2004?

Nous allons encore améliorer cet esprit de convivialité. Afin de réunir des gens de tous les âges et de tous les horizons. Il faut quelque chose de sympa, davantage que des feux d’artifice et des allocutions. Je ne veux pas que les jeunes se disent: «le 1er août, c’est ringard, on n’y va pas»!

Constatez-vous un désintérêt de la jeunesse pour ces fêtes?

Non. J’ai l’impression que les jeunes s’y intéressent à nouveau. Et ça me fait plaisir de voir qu’au sein de divers comités, de nombreux jeunes s’investissent!

Pourtant, certaines sociétés peinent à trouver des membres actifs, prêts à donner un coup de main…

Oui, et c’est dommage. Nous baignons dans une société de consommation dont les acteurs veulent tout, tout de suite et à moindre frais! La vie associative suppose un grand travail. Dans le sport par exemple, j’observe un certain détachement dès qu’il s’agit de se mettre au service de la société pour permettre à d’autres de pratiquer leur sport...

La tendance est-elle à la disparition des sociétés locales?

Non, plutôt à la stabilité. Bien sûr, chaque année des sociétés disparaissent car elles manquent de membres et que leurs activités sont «passées de mode». Mais notre association compte, depuis des années, entre 90 et 110 sociétés! Lorsque des clubs disparaissent, d’autres sont créés!

Quelles sont ces nouvelles sociétés?

Par exemple des clubs de sports qui viennent d’émerger. Comme le hockey sur terre.

Pour un club, quel intérêt à être membre de l’Association des sociétés de la ville?

Sur le plan de la visibilité, les avantages ne sont pas négligeables! Lors de la prochaine Fête des Vendanges entre autres, les associations pourront mettre en avant leurs couleurs sous la tente de la Place des Halles. De plus, nous planchons à l’élaboration d’une page internet intégrée au site de la Ville, qui fournirait les coordonnées des sociétés affiliées. Enfin, nous aidons les clubs à déployer leurs activités: si une société cherche une salle de gym ou d’autres infrastructures, nous jouons le rôle d’intermédiaire avec la Ville ou l’Etat.

Que paient les sociétés pour ces prestations?

30 francs par année, une cotisation symbolique qui n’a pas changé depuis près de 35 ans! Et les membres de l’Association sont tous bénévoles!

101 sociétés locales à votre actif. Ce chiffre impressionnant est-il représentatif d’une certaine qualité de vie à Neuchâtel?

Ce chiffre montre que la population bénéficie d’un panel de choix très large en matière d’activités de loisirs. Une telle diversité est clairement un signe de qualité de vie à Neuchâtel!

Personnellement, pourquoi cet engagement à la tête de l’association?

J’ai toujours été engagé dans la vie associative. J’aime le travail de bénévole: j’y trouve une reconnaissance dans la joie des participants! C’est également un moyen de m’investir dans la chose publique, sans afficher de couleur politique.

L’Association des sociétés de la ville est-elle impliquée dans le processus de revitalisation du centre-ville?

Oui. Nous avons été contactés pour prendre part aux discussions. Mais le processus de revitalisation du centre-ville est avant tout économique. Un objectif aux antipodes du nôtre... Donc, il faudra attendre l’évolution des réflexions pour voir comment les sociétés locales peuvent participer à ce processus de dynamisation de la zone piétonne!

Virginie Giroud